vendredi 7 mars 2025

« Débordements », le billet de Maurice Ulrich.



Peut-être le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez voit-il le 8 mars un peu comme la fête des Mères. On leur achète un bouquet de fleurs, une boîte de chocolats et basta. Raison pour laquelle peut-être, il aurait décidé d’interdire la « marche nocturne féministe radicale » prévue le 7 mars de la gare de l’Est à la place de l’Hôtel-de-Ville, en raison de risques de troubles à l’ordre public. Comment, une manifestation, la veille de la « Journée internationale de lutte pour les droits des femmes » ?

Avec des pétroleuses prêtes à mettre le feu comme pendant la Commune de Paris. Trêve de plaisanterie, Laurent Nuñez sait ce qu’il fait. Le risque de trouble serait, selon la préfecture, lié à la présence dans la manifestation de collectifs pro-palestiniens dont les messages pourraient « heurter la communauté juive et provoquer des débordements »… En d’autres termes la préfecture renonce à assurer l’ordre public avant même qu’il ne soit menacé. On estime que 70 % des 50 000 morts à Gaza sont des enfants et des femmes. Ça déborde, non ?

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