mercredi 19 février 2025

« Comme un petit clone de Trump qui se sent pousser des ailes », le billet de Maurice Ulrich.



Président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) depuis moins d’un mois, Amir Reza-Tofighi est lui-même un patron moyen qui veut devenir grand. Deux semaines seulement après son élection, dans un entretien du Journal du dimanche, il réagissait comme Bernard Arnault, mais oui, au projet de contribution fiscale exceptionnelle demandée aux grands groupes : « Je vous confirme que je suis indigné. Je refuse d’opposer les grandes et les petites entreprises. Pour que notre économie fonctionne, nous avons besoin de tous. » Solidarité.

Après tout, entre Bernard Arnault et lui, il n’y a que 200 milliards. C’est presque touchant. Mais c’est surtout la nouvelle politique américaine qui l’inspire : « En tant que président de la CPME, je propose de créer une commission dirigée par un entrepreneur, composée de chefs d’entreprise et qui aurait pour mission d’élaborer un plan de réduction drastique des dépenses publiques. » Comme un petit clone de Trump qui se sent pousser des ailes. Ou bien, une grenouille qui voudrait se faire aussi grosse que le Musk, pardon, le bœuf.

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