Président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME)
depuis moins d’un mois, Amir Reza-Tofighi est lui-même un patron moyen qui veut
devenir grand. Deux semaines seulement après son élection, dans un entretien
du Journal du dimanche, il réagissait comme Bernard Arnault, mais oui, au
projet de contribution fiscale exceptionnelle demandée aux grands groupes : « Je
vous confirme que je suis indigné. Je refuse d’opposer les grandes et les
petites entreprises. Pour que notre économie fonctionne, nous avons besoin de
tous. » Solidarité.
Après tout, entre Bernard Arnault et lui, il n’y a que 200 milliards.
C’est presque touchant. Mais c’est surtout la nouvelle politique américaine qui
l’inspire : « En tant que président de la CPME, je propose de
créer une commission dirigée par un entrepreneur, composée de chefs
d’entreprise et qui aurait pour mission d’élaborer un plan de réduction
drastique des dépenses publiques. » Comme un petit clone de Trump
qui se sent pousser des ailes. Ou bien, une grenouille qui voudrait se faire
aussi grosse que le Musk, pardon, le bœuf.

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