C’est une insurrection au nom de la justice. Dans l’Opinion,
le milliardaire Xavier Niel, fondateur de Free, après les sex-shops et un
passage par la case prison, s’indigne : « Tout ce qui en
rajoute en termes de lourdeur fiscale sur les entreprises, c’est un
assassinat. »
Dans le Figaro, l’idéologue libéral Mathieu Laine en appelle à
Anatole France et à son livre Les dieux ont soif, situé pendant la
Révolution, pour appuyer son propos sur le « socialisme fiscal ». « La
tentation égalitariste pousse les générations qu’elle enivre vers un désir
graduel de captation, de spoliations, puis de sang. » C’est
heureux qu’il ait gardé sa tête.
Dans la même page, une autre tribune appelle à en finir avec le « socialisme
mental », signée par Jean-Thomas Lesueur, directeur général de
l’Institut Thomas-More. Au XVIe siècle, l’auteur de l’Utopie,
qui dénonçait les grands propriétaires terriens acculant les paysans à la
mendicité et au vagabondage, s’élevait contre les abus des plus riches et des
groupes privilégiés et allait jusqu’à prôner l’abolition de la propriété
privée. On cherche l’erreur.

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