mercredi 4 décembre 2024

« Thomas More », le billet de Maurice Ulrich.



C’est une insurrection au nom de la justice. Dans l’Opinion, le milliardaire Xavier Niel, fondateur de Free, après les sex-shops et un passage par la case prison, s’indigne : « Tout ce qui en rajoute en termes de lourdeur fiscale sur les entreprises, c’est un assassinat. »

Dans le Figaro, l’idéologue libéral Mathieu Laine en appelle à Anatole France et à son livre Les dieux ont soif, situé pendant la Révolution, pour appuyer son propos sur le « socialisme fiscal »« La tentation égalitariste pousse les générations qu’elle enivre vers un désir graduel de captation, de spoliations, puis de sang. » C’est heureux qu’il ait gardé sa tête.

Dans la même page, une autre tribune appelle à en finir avec le « socialisme mental », signée par Jean-Thomas Lesueur, directeur général de l’Institut Thomas-More. Au XVIe siècle, l’auteur de l’Utopie, qui dénonçait les grands propriétaires terriens acculant les paysans à la mendicité et au vagabondage, s’élevait contre les abus des plus riches et des groupes privilégiés et allait jusqu’à prôner l’abolition de la propriété privée. On cherche l’erreur.

 

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