Il y avait, le 6 novembre à Belém, une
certaine solennité dans le discours d’Emmanuel Macron, saluant les dix ans de
l’accord de Paris en s’adressant aux chefs d’État et de gouvernement
rassemblés – les absents ont tort – pour la COP30. Depuis, a-t-il dit, « les comportements
ont commencé à changer » et « l’Europe a toujours
été au rendez-vous et continuera de l’être »…
Jeudi
13 novembre les eurodéputés de droite et d’extrême droite, par un vote
commun, ont enterré, selon les termes des Échos, le devoir de vigilance
des entreprises en matière
d’environnement et de respect des droits humains. Ce vote, a déclaré l’un
d’eux, « va donner un peu d’air aux entreprises étouffées par les
normes délirantes du pacte vert ». Les États-Unis, mais aussi les
géants pétroliers, faisaient pression dans ce sens, mais pas seulement.
L’Allemagne et
la France, rappelle le quotidien économique, poussaient depuis des mois la
Commission européenne à accélérer son agenda en faveur de la compétitivité en
supprimant la loi. Vérité en Europe, mensonge à Belém.

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