On ne s’attend
pas à voir les petits patrons se joindre aux cortèges jeudi. Mais, à ce
qu’il semble, ils n‘ont pas davantage l’intention de fournir au Medef les
fantassins du meeting que ce dernier
organise le 13 octobre. Pour le
syndicat U2P, Union des entreprises de proximité, et son responsable Michel
Picon, il ne sert à rien d’ajouter de la pagaille à la pagaille et de rejouer
une « lutte des classes à l’envers ».
On ne préjugera
pas des choix politiques des petits patrons concernés, mais il faut en la
circonstance reconnaître à l’U2P une évidente lucidité : « Ces
immenses fortunes membres du Medef voudraient que tous les artisans et
commerçants joignent leurs voix avec leurs fossoyeurs ? C’est
indécent. »
À ce compte, le
Medef risque d’avoir du mal avec les 12 000 places de l’Accor Arena de
Bercy. « Il affrète des bus, des trains pour venir à Paris, peut-être
même des avions et des figurants qui sait », ironise un patron dans
le Figaro. La lutte des classes n’est pas un dîner de gala.

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