Un matin ils ont tout quitté tous les dangers ils ont
bravé. Le peu d’argent qu’ils
possédaient pour s’en aller, ils ont donné. Les passeurs se sont bien « marrés
» quand ils les ont fait embarquer sur un rafiot, si vieux, mité. Durant des jours
ils ont ramé. Il n’y avait rien à manger. Certains pleuraient, d’autres
priaient. Ils arrivaient d’Afghanistan, souvent d’Irak, parfois d’Iran fuyant
les attentats, la guerre, l’intolérance et la misère. Ils étaient jeunes et
courageux, pour eux ce n’était pas un jeu. Vers l’Europe ils voulaient aller, seul
espoir et seule liberté. Ils avaient fui l’obscurantisme qui rime avec
intégrisme. Pourtant ces jeunes hommes croyaient en ce dieu unique révélé. Ils
ne croyaient plus en rien, et surtout pas en ces humains, vieux dictateurs ou
vieux prophètes. Ils n’avaient plus qu’une idée en tête tenter de fuir et de survivre, tout oublier,
changer de rive. S’imaginaient-ils trouver l’Eldorado ? Leur existence évoque
en eux le calvaire du vieux rafiot.
mardi 5 août 2025
VIEUX RAFIOT.
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« Canicule : Face à l’inaction meurtrière, où est la colère ? », l’éditorial de Maud Vergnol.
Qui peut encore nier que notre humanité est face à la plus grande crise existentielle qu’elle ait jamais connue ? Combien faudra-t-il enco...

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