Waouh… Elles
sont dos à dos, les bras croisés, vêtues de noir avec du cuir, elles nous
regardent, et le titre du Figaro Magazine qui les a mises toutes les
deux à la une est un défi : « Les guerrières ». Christelle
Morançais, la présidente de la région Pays de la Loire, qui vient de s’illustrer
avec près de 80 % de baisse des subventions à la culture et à la vie
associative, Agnès
Verdier-Molinié, directrice du machin appelé Ifrap, censé étudier les
politiques publiques, bien connue pour son activité essentielle, sa présence
depuis une vingtaine d’années sur les plateaux télé pour y dénoncer
inlassablement les dépenses excessives de l’État, l’assistanat, le nombre de
fonctionnaires, les indemnités de chômage, l’incurie des syndicats, la haine
des riches, la fureur égalitaire, etc.
Interviewées
sur six pages, c’est sans surprise que les deux guerrières reprennent en boucle
la même ritournelle, sans ménagement : « Aujourd’hui on juge un
ministre à sa capacité à dépenser toujours plus » (Christelle
Morançais, trop forte). Des guerrières nous dit-on, mais, avec cette une, leur
ennemi le plus redoutable ne peut être que le ridicule.

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