« Retrouvailles
viriles à la Maison-Blanche ». Le Parisien, mardi 25 février, n’a
pas raté la rencontre entre Emmanuel Macron et Donald
Trump dans le Bureau ovale. En d’autres
termes, nous dit le quotidien, c’était couillu, entre hommes, quoi. « Le
mélange de camaraderie et de rivalité était bien présent (…), souriant,
Macron lui enserre le bras comme pour stopper ses exagérations. L’hôte de la
Maison-Blanche salue sa relation spéciale avec son homologue ; ce dernier
loue son accueil très amical comme toujours. »
Et après, que
se passe-t-il, une fois que les deux acteurs, comme dans la Rivière rouge,
un film d’Howard Hawks, ont comparé leurs revolvers ? Rien. Au même
moment, ou presque, les États-Unis, à l’ONU, votaient avec la Russie un texte
évoquant une paix rapide sans aucune garantie pour l’Ukraine après avoir rejeté
une résolution présentée
par Kiev et les Européens, consacrant
leur virage stratégique. À ce point, la « complicité » affichée
devient de la soumission. Tout bien considéré, le titre du Parisien, qui
fait semblant de croire ce qu’il raconte, a les allures d’un hommage au mâle
alpha.

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