Professeur
d’université et président du think tank l’Institut Sapiens (ceux qui savent),
Olivier Babeau vient de publier l’Ère de la flemme. Comment nous et nos
enfants avons perdu le sens de l’effort (Buchet-Chastel), livre dont fait
grand cas le Figaro, qui lui consacre un entretien d’une pleine page. Et
là, se dit-on, il n’a pas entièrement tort car, en effet, il ne s’est vraiment
pas foulé.
Nous sommes
entrés dans « un nouveau cycle caractérisé par la préférence pour la
paresse. (…) Nous vivons une crise sans précédent de notre rapport à
l’effort » et « la perte d’influence des grands récits du
devoir, religion et patrie, a fait disparaître la morale du sacrifice ».
Avec de telles
analyses, mieux vaut rester au lit. Sinon, que faire ? « Défendre
l’effort, c’est partir en guerre contre la passion de l’égalité bien française
(…), c‘est reconnaître une légitimité aux hiérarchies et une forme de
responsabilité à ceux qui réussissent moins. » Il devrait en parler,
tiens, c‘est l’occasion, avec des agriculteurs, par exemple… Dernière question
du Figaro : « Ne craignez-vous pas de passer pour un
réac ? » Ah bon ?

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