Il n’est pas
facile d’écrire quand nous partageons un deuil et que l’actualité ne désarme
pas. Magali était une collègue
et une amie. Familière du
festival de photographie d’Arles, elle l’était tout autant des grands qu’elle
avait côtoyés, Doisneau, Cartier-Bresson, Willy Ronis… Elle était aussi très
attentive au photojournalisme témoignant de la faim, des exils, des guerres, de
l’exploitation du travail et du sexe, des enfants… La photo pour elle était un
engagement, comme son choix de l’Humanité. Israël ne veut pas que soient
diffusées des photos d’enfants de Gaza. Des enfants tués, blessés, tenaillés
par la faim, qui ont désappris à rire. Les enfants d’Iran découvrent les routes
de l’exode, le fracas des bombes. Magali, née dans les années d’après-guerre,
avait à peu de chose près le même âge que cet enfant photographié par Doisneau
sur son banc d’écolier, levant le nez et les yeux vers le ciel pour chercher
les oiseaux, pas les bombardiers, que cet autre avec sa baguette de pain qui ne
sera pas déchiqueté par une bombe…
lundi 23 juin 2025
« Photos », le billet de Maurice Ulrich.
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