Déchoir est le destin des hôtes de ce monde, qui, nés
dans le néant, visitent le vivant, du port de leur berceau à celui de leur
tombe, résidents du lieu-dit : « ici et maintenant ». Nous appréhendons tous le
terme du voyage, déchoir, la loi est dure et pourtant c’est la loi, c’est du
temps à essuyer l’inexorable outrage, au fil des ans d’abord, ensuite au fil
des mois. C’est de l’être la mer dont ne reste qu’écume ; De son soleil
radieux, l’ombre de ce qu’il fut ; Du ciel de son esprit une confuse brume, on
vit de moins en moins, on meurt de plus en plus. Avant de quitter les siens,
son entourage, c’est se quitter soi-même en un déclin fatal ; C’est remonter le
cours des ères et des âges, du statut animal au statut végétal. C’est arriver
au bout de la terrestre impasse, retourner sur ses pas, sur les lieux revenir. De
l’enfance perdue avant que l’on ne passe, au-delà du miroir pour rien
redevenir. C’est prendre l’air figé de la statue de pierre, que l’on installera
bientôt sur son tombeau, et avant de fermer à jamais ses paupières, verser à
son insu un ultime sanglot.
samedi 28 septembre 2024
DESTINS !
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