jeudi 16 mai 2024

« Lobotomie », le billet de Maurice Ulrich.



Péril dans la maison de fous. Depuis quelques mois, des chroniques d’anciens de Sciences-Po expriment leur inquiétude. « Ce joyau de l’enseignement supérieur français est aujourd’hui menacé de naufrage », écrit un haut fonctionnaire, Patrick Spilliaert, dans les Échos« les dérives que Sciences-Po a connues ces dernières années et le spectacle affligeant de ces derniers mois imposent une reprise en main ferme ».

Très inspiré, l’auteur propose la mise au point d’une « charte de comportement » de nature à prévenir de la part des enseignants et des élèves « tout comportement inapproprié ». C’est qu’ils manifestent, ces agités du bocal, contre le massacre à Gaza, comme d’autres générations d’étudiants, à Sciences-Po ou ailleurs, l’ont fait contre l’apartheid, les guerres d’Algérie ou du Vietnam…

C’est qu’ils se mêlent des affaires du monde, ces étudiants, qui plus est en sciences politiques, qui s’engagent dans les débats du temps et refusent l’indifférence. Un vrai nid de coucous, comme dans le film de Milos Forman avec Jack Nicholson en perturbateur. « Il faut dépolitiser Sciences-Po », titre l’auteur. Une solution radicale, la lobotomie.

 

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