lundi 12 février 2024

« Toile de fond », le billet de Maurice Ulrich.



12 février 1934. On compte près d’un million de grévistes en région parisienne, à l’appel de la CGT et de ce qui est alors la CGTU, proche du Parti communiste. Des manifestations massives ont lieu dans tout le pays. À Paris, deux cortèges, socialistes et communistes, se rejoignent.

La journée annonce le Front populaire, qui l’emportera deux ans plus tard. Six jours avant, si les motivations des manifestants et des émeutiers étaient parfois confuses sur la base d’un climat d’affaires et d’une suspicion à l’égard du gouvernement et des parlementaires, les ligues d’extrême droite, en ébullition depuis des mois, ont tenté un coup de force contre l’Assemblée nationale.

Mais pour Guillaume Perrault, dans une pleine page du Figaro, il ne faut pas se tromper car, « car c’est bien la Révolution française, et non Mussolini ou Hitler, qui constitue la toile de fond imaginaire du 6 février et permet de le comprendre ». Donc, avec la journée du 12, la gauche et le monde ouvrier d’alors manifestent pour quoi ? La pêche à la ligne ?

 

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