mercredi 30 juillet 2025

« Compréhension », le billet de Maurice Ulrich.



On se calme. Dans une tribune de son journal économique, les Échos, Bernard Arnault lui-même nous l’explique à propos du deal sur les droits de douane : « Préserver le dialogue transatlantique est une victoire », et il l’assure. « Je connais Donald Trump » – on se souvient en effet qu’il était présent pour son investiture –, « je sais qu’il n’aurait pas cédé à une confrontation prolongée (…), il faut parfois savoir empêcher le pire pour garder les moyens d’agir ».

Avec 13 sites de production aux États-Unis, 42 000 « collaborateurs » (on parle comme ça chez LVMH), une nouvelle usine Vuitton annoncée après une première inaugurée avec Trump, il connaît son affaire, on veut dire ses affaires. Rodolphe Saadé, le PDG de CMA-CGM aussi.

On se souvient qu’il était, en mars dernier, dans le bureau Ovale pour remercier le président qui, lui-même, le remerciait de l’accord qu’ils venaient de conclure : 20 milliards d’investissements aux États-Unis avec la perspective de 10 000 emplois créés. Donald Trump, ce sont les milliardaires qui le comprennent le mieux.

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

« Extase(s) », le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin

Majuscule  : Un livre-compagnon : le bloc-noteur n’a pas trouvé meilleure expression pour qualifier le dernier opus de Pierre-Louis Basse,...