lundi 18 novembre 2024

« Ennemis », le billet de Maurice Ulrich.



Le juriste allemand Carl Schmitt dans les années 1920 et 1930 avait théorisé l’état d’exception, justifiant la suspension des lois au nom d’intérêts supérieurs. Il avait aussi posé à la base de toute politique l’opposition à « l’ennemi », quitte à l’inventer, à éliminer par tous les moyens.

On sait ce qui s’est passé. La galaxie Bolloré tient son héros et fabrique l’ennemi. « Trump commandant en chef anti-woke » titre le dernier numéro du JDNews. Le mouvement grandi avec Black Lives Matter aux États-Unis – venant du mot woke, « éveil », avec la volonté de lutter contre toutes les discriminations, les héritages coloniaux ou esclavagistes, etc. – se voit ainsi désigné comme « une tyrannie », l’expression d’une gauche totalitaire, extrême et sectaire.

En France même, écrit le journaliste maison Geoffroy Antoine, de nombreuses personnalités se sont érigées en remparts de la culture. Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner, François-Xavier Bellamy et autres, sur trois pages. À leur suite un article de Michel Onfray. Donald Trump est « un souverainiste qui veut protéger le peuple ». Avec un ami comme ça, on a bien besoin d’ennemis.

 

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