Pour toi, qui est différent, j'avais peur, je dois le
reconnaître, mais ça, c'était avant, avant de te connaître, j'avais peur comme
on craint ce qu'on ne connait pas, j'avais des préjugés, toi tu n'en avais pas.
je ne savais pas ce qu'il fallait te dire, si tu me comprenais, les gestes à
proscrire, si tu étais, pour moi, un adulte, un enfant, mais j'ai compris très
vite : tu es toi simplement. Tu es venu vers moi, visage souriant, tu m'as pris
par la main, d'un geste rassurant, moi je voulais t'aider c'est toi qui m'a
guidé et notre " différence " s'est, très vite, effacée. Si tes yeux
sont bridés, je le sais aujourd'hui, c'est d'offrir, tout le temps, ce visage
ravi, si ton cœur est si gros, c'est pour mieux contenir, tout cet amour,
immense que tu veux nous offrir. Veux-tu que je te dise où est la différence ? Toi,
tu sais tout donner, sans pudeur, sans méfiance, moi, de mon côté, j'apprends à
regarder, derrière le handicap, ta belle humanité. La tolérance, vois-tu, c'est
quand l'intelligence, pas celle de l'esprit, mais bien celle du cœur, réussit à
gommer toutes les différences, à reconnaître, chez l'autre, sa véritable
valeur.
lundi 14 novembre 2022
DIFFÉRENT !
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« Canicule : Face à l’inaction meurtrière, où est la colère ? », l’éditorial de Maud Vergnol.
Qui peut encore nier que notre humanité est face à la plus grande crise existentielle qu’elle ait jamais connue ? Combien faudra-t-il enco...

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