Il y a
plusieurs sortes de pluie : fragiles, lourdes, froides ou chaudes, douces ou
acérées. Rares sont celles et ceux d’entre nous, aimant la pluie. Tant qu’à
faire, il y a celles qu’on préfère. Celles de la fin mai et celles de
septembre. Les pluies tièdes, les pluies lourdes sous lesquelles il fait bon
marcher, car elles savent vous accompagner et vous rendre le monde plus
visible, plus présent. À la fin du mois de mai, avec les premières chaleurs, la
pluie exaspère le parfum des fleurs et des feuilles nouvelles. Elle participe
au bouillonnement de la vie, et sa chaleur réveille au sortir de l’hiver tout
ce qui était endormi. Elle se manifeste par de grosses gouttes qui éclatent en
menus soleils. Lourdes et chaudes, les pluies de l’automne paraissent verser
sur les vignes et les bois toute la chaleur emmagasinée pendant les longs mois
d’été. Une chaleur qui vient du ciel et des nuages, accumulée par les beaux
jours, les courtes nuits, et qui donne à cette pluie une épaisseur touffue.
Elle pèse sur la terre encore grosse de raisins, des fruits trop mûrs, des
regains ; elle exaspère les odeurs de moût, de champignons, de feuilles
déchues. Elle paraît chaude, ne porte pas aux frissons mais incline doucement
nos pensées vers les feux de bois.
jeudi 9 juin 2022
Nouvelle : « La pluie »
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