Le village a une rivière qui coule paresseusement
sous les arches du pont de pierre où elle met des reflets changeants. Vers
elle, les saules se penchent et viennent caresser son eau. Elle se ride dans
leurs branches et fait frissonner les roseaux. Plus loin, sur les pierres, elle
chante au rythme de ses tourbillons. Elle rit, murmure et s’enchante en
gazouillant sous les vieux troncs. Le vieux pêcheur près de sa rive vient
passer des heures endormies. Les libellules se poursuivent autour de son
bouchon qui luit. Elle ne connaît plus les visages qui viennent se voir dans
son eau. Mais elle doit connaître, au sillage les vieilles barques et les
rafiots. Elle a dû voir bien des misères…elle a entendu l’occupant qui chantait
sur le pont de pierre avec ses troupes bien en rang. Elle a vu la paix et la
guerre ; elle a vu pleurer les mamans. Elle est bien vieille la
rivière ; elle vieillit, éternellement ?
jeudi 7 avril 2022
Nouvelle : « La rivière »
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
« Extase(s) », le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin
Majuscule : Un livre-compagnon : le bloc-noteur n’a pas trouvé meilleure expression pour qualifier le dernier opus de Pierre-Louis Basse,...
-
Les 15 et 22 mars, les citoyen.nes de notre ville voteront pour élire leur Conseil Municipal. A vec un regard attentif et toujours engag...
-
Après avoir pris connaissance de certains commentaires sur l’implantation du lycée d’enseignement général à Romainville, je me permets d’...
-
La mort de Paul Laurent, emporté soudainement et en pleine force a touché profondément les communistes. Évoquer sa mémoire est pour moi un...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire