Emmanuel Macron a donc décidé d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle, en adressant une missive aux Français. Il commence par vanter son bilan : chômage à son plus bas niveau, augmentation des effectifs de la police, de la justice, de l’enseignement et de la recherche. Des hôpitaux mieux dotés. Il manie la prudence avec son « mieux ». Enseignants, agents hospitaliers, policiers, monde judiciaire, n’apprécieront certainement pas ce satisfecit. Il tente de s’en sortir, en précisant toutefois « qu’il n’a pas tout réussi ». Et d’énumérer : « investir dans l’innovation et la recherche, placer la France en tête dans les énergies renouvelables, le nucléaire, l’agriculture, le numérique le spatial ». Voilà l’écrit du 3 mars au soir. Le ton a changé, la veille le 2 mars au soir, avec gravité, il nous disait dans son allocution télévisée, traitant des conséquences de la guerre en Ukraine, je le cite : « Notre agriculture, notre industrie, nombre de secteurs économiques souffrent et vont souffrir. Notre croissance sera immanquablement affectée. Le renchérissement du prix du pétrole, du gaz, des matières premières, a et aura des conséquences sur notre pouvoir d’achat. Le prix de l’essence, le montant de la facture de chauffage, le coût des certains produits risquent de s’alourdir. Je n’aurai qu’une boussole, vous protéger. » Pas facile de dire tout et son contraire à une journée d’intervalle. Une chose est certaine, Macron poursuivra en l’aggravant la politique qui a été la sienne durant le quinquennat qui s’achève. Une phase de sa missive est éclairante : « Il nous faudra travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production ». Toujours plus pour les gros et toujours moins pour les petits. D’ores et déjà nous devons nous préparer à la riposte. Elle commence avec le vote en faveur de Fabien ROUSSEL aux présidentielles et le plus grand nombre des député.e.s communistes et de la gauche à l’Assemblée nationale. Elle se poursuivra dans l’action du monde du travail et de la création pour s’opposer à tous les mauvais coups, et dans la construction d’un rassemblement populaire majoritaire porteur d’une alternative de progrès pour relever le défi des jours heureux
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