jeudi 10 juillet 2025

« À éviter », le billet de Maurice Ulrich.



L’inénarrable Agnès Verdier-Molinié, présidente du machin libéral appelé Ifrap, pour Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, dont la pensée économique tient en deux mots, « dépense publique », répétés en boucle comme un mantra, a bien choisi son moment, avec une tribune dans un de nos quotidiens : « RSA, allocations familiales… L’inquiétant laxisme de la France pour l’attribution des aides sociales »… Il est vrai qu’elle n’est pas seule.

Gabriel Attal, titre le Parisien, remet le couvert sur l’assurance-chômage et la réduction de la durée d’indemnisation. Mais Mme Verdier-Molinié, en plus, a fait ses calculs. Et donc, « quand on compte à la fois le RSA, les allocations logement, les allocations familiales, l’allocation aux adultes handicapés, l’allocation de rentrée scolaire, le minimum vieillesse et une cinquantaine d’autres aides, on atteint 138 milliards »

On se doit par précaution de conseiller à la présidente de l’Ifrap d’éviter, même de loin, la une de l’Humanité de mercredi : 211 milliards d’aides publiques aux entreprises dont celles du CAC 40. Ça pourrait lui faire un choc.

 

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