Assis dans le fauteuil de son vieil atelier, il vient à petits-pas y passer sa journée. Devant son chevalet à regret délaissé, il peint de beaux tableaux jamais réalisés. Car l’horloge du temps ne l‘a pas épargné. Ses yeux qui savaient voir sont aveugles à jamais. Ses mains tremblent aujourd’hui, ne pouvant obéir aux images qu’autrefois il leur faisait sentir. Il pense à ses tableaux qu’il avait exposés, aux prix et aux médailles qu’on lui a décernés ; Il pleure sur tous ceux restés dans sa mémoire, il n’a pas eu le temps de peindre leur histoire. Les pinceaux, ses fusains semblent l’attendre en vain. Ils ont fait dans ses mains de bien jolis dessins. Ses tubes desséchés et ses pots mal fermés, restés là sur sa table se savent abandonnés. Le vieux peintre, immobile, doucement se souvient. Une vie bien remplie, un fabuleux destin. On ne peut arrêter le cours du temps qui file, et qui fait qu’à présent il se sent inutile. Des visages le hantent, visages dessinés, ou visages de ces femmes qu’il avait cru aimer. Des regrets quelquefois qui viennent l’assaillir. Il est si difficile d’accepter de vieillir.
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