Ah ! Quel beau matin, que ce matin des
étrennes ! Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes. Dans quel songe
étrange où l'on voyait joujoux, bonbons habillés d'or, étincelants bijoux, tourbillonner,
danser une danse sonore, puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore ! On
s'éveillait matin, on se levait joyeux, la lèvre affriandée, en se frottant les
yeux ... On allait, les cheveux emmêlés sur la tête, les yeux tout rayonnants,
comme aux grands jours de fête, et les petits pieds nus effleurant le plancher,
aux portes des parents tout doucement toucher ... On entrait ! ...puis alors
les souhaits ... en chemise, les baisers répétés, et la gaieté permise !
vendredi 31 décembre 2021
Le Nouvel An d'Arthur Rimbaud : « Le matin des étrennes »
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Fiscalité : un sophiste aux « Échos », le billet de Maurice Ulrich.
Il faut au moins être professeur d’économie à Sciences-Po pour être capable d’analyser les leçons de 1789 au regard de la fiscalité d’auj...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire